Mes premiers pas en Asie : Luxe, calme et volupté à Hoi An

Viêt Nam - Journal de bord

Publié le Sat Mar 07 18:56:53 CET 2015 par :

musicalex

Baroudeur, routard , ascendant Expat, séjour long

Rédacteur

Luxe, calme et volupté. Plaisirs du palais, repos pour le corps, délices pour l'âme. 4 jours à profiter de la vie tout simplement. Hoi An est connu pour plusieurs spécialités : la nourriture, les temples, les petites boutiques de souvenirs en tout genre et les tailleurs. Mais ce village incroyable représente beaucoup plus et demeure un arrêt incontournable au Vietnam.

Mes premiers pas en Asie : Luxe, calme et volupté à Hoi An

À Hoi An, c’est aussi là où nous avons eu le plus chaud et nous y avons frôlé l'insolation.

 

Ça tombait bien car en plus de la mer pas très loin, le Thanh Van Hotel, avait une piscine au centre et chaque chambre avait son balcon qui donnait dessus. Le genre de piscine rêvée qu'on voit dans les documentaires des hôtels les plus chers du monde, avec des dizaines de fleurs violettes qui tombaient dans l’eau pendant que nous y nagions et une petite chute avec poissons exotiques comme décoration.

Nous, nous l’avions à 22$ la nuit. Ce 22$ comprenait en plus, le petit déjeuner avec buffet de fruits frais (des litchis, de la mangue, de l’ananas, de la goyave…un vrai paradis pour moi) et de petites brioches, une vraie baignoire et un grand lit avec draps soyeux. Une vraie baignoire… j’avais presque oublié à quoi ça ressemblait. Parce que dans des nombreux endroits d’Asie, la douche n’est qu’un simple pommeau accroché en haut de la cuvette des toilettes. Ce qui fait qu'on arrose bien souvent toute la salle de bain au complet, y compris le papier de toilette et ça, c’est moins drôle quand on est rationné à un rouleau par hôtel. Mais comme bien d’autres choses, on s’y habitue vite… sauf lorsqu’on renoue avec une vraie baignoire pendant quelques jours.

Ainsi, trois jours à Hoi An, cela ne se raconte pas en deux lignes. Trois jours à Hoi An, ça se savoure, ça se déguste et ça se profite…

 

Luxe, calme et volupté. Plaisirs du palais, repos pour le corps, délices pour l'âme. 4 jours à profiter de la vie tout simplement. Hoi An est connu pour plusieurs spécialités : la nourriture, les petites boutiques de souvenirs en tout genre et les tailleurs. D'ailleurs, mon chéri a succombé à la tentation et a rempli son sac de deux nouveaux costumes Hugo Boss taillés sur mesure chez Kimmy.

 

Pour la réputation de l'excellence de la nourriture, j'ai en effet mangé les meilleurs repas de ma vie. Pour quiconque qui sait savourer les légumes, les herbes fraiches à profusion et les viandes délicatement grillés, les restaurants y représentent un moment de grâce, surtout après l'excès de friture dans le nord. N'importe quel petit stand de bouffe a son charme mais notre coup de coeur a été le Morning Glory Street food restaurant qui propose des spécialités de rue revisitées raffinement. Le seul hic; après il est difficile de se résoudre à aller manger ailleurs; on a envie d'y camper et d'y faire les trois repas de la journée pour le reste du séjour. J'ai encore des papillons dans le ventre lorsque je repense au magret de canard à 5$ dégusté le premier soir de notre arrivée.

 

Nous avons aussi suivi un cours de cuisine avec une jeune vietnamienne qui n'arrêtait pas de faire des blagues grivoises à propos de la forme des légumes et des rouleaux. C'est là qu'on s'est rendu compte que la meilleure nourriture n'est pas forcément complexe. Quelques ingrédients simples mais frais, un peu de savoir-faire et pouf! l'extase dans le palais.

 

Mais Hoi An, ça représente beaucoup plus que la nourriture et les magasins de tailleurs bondés à chaque coin de rue. Il faut absolument y demeurer plusieurs jours pour profiter de tous ses trésors.

 

Nous nous sommes promenés en vieille bicyclette à une vitesse, pour exploiter au mieux de la ville et ses environs. À 10km, il ya une immense plage au sable brûlant donnant sur une mer turquoise et tranquille. L'eau est si chaude qu'elle ne rafraichit guère mais ça fait déjà une intense différente avec l'extérieur. Quand il fait déjà 40 degrés à l'ombre, on ne compte plus sous un ciel sans nuage, avec soleil plombant. La chaleur et moi, nous avons toujours été des meilleurs amis; mais je n'ai jamais bu autant de coca light de ma vie (à un moment donné, l'eau ça ne fait plus aucun effet).

 

Nous sommes sortis des parcours habituels des touristes, toujours sur nos bicyclettes ultra modernes; nous nous sommes même un peu perdus et retrouvés dans un petit village. Et là, miracle authentique, mon amoureux a pu enfin réaliser son rêve. Depuis le début du voyage, il ne rêvait que de manger un met typique du Laos mais qui se retrouve aussi au Vietnam : le Balut; c'est-à-dire un fœtus de canard directement dans son œuf. Il avait cherché partout dans tous les recoins des villes et villages que nous avions déjà parcouru mais il ne trouvait que déception à chaque fois. Finalement, c'est au milieu de nulle part, que nous sommes tombés sur trois petites dames, toutes de la même famille, qui en vendaient sur un trottoir. Cela a fait notre journée et la leur aussi. La plus âgée, une sage mère, était heureuse de pouvoir pratiquer ses mots d'anglais mais surtout de regarder l'Homme manger son fœtus. Car le fœtus a des bienfaits sur la virilité; nous avons donc eu le droit à quelques blagues friponnes encore une fois. Moi, en tant que simple femme, je n'avais pas le droit à cette nourriture divine pour homme (divinement douteux à mon avis) mais seulement à un thé glacé et j'ai pu admirer mon homme se redonner des forces avec grands yeux admiratifs.

 

Et puis, le soir, la douce vie continuait dans les bars dans la Vieille ville; verres de vin blanc ou pintes de Delarue bien fraiches à 50 sous, éclairés par les lanternes multicolores, alors que les touristes disparaissaient peu à peu. Nous finissions par rapidement quitter nous aussi, épuisés par le soleil ardent, afin de nous endormir et rêver à d'autres journées aussi inouïes.

 

À suivre : Deux stations balnéaires accessibles uniquement en bus de dodo.

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